J’ai testé pour vous: être une femme cocue.

13 nov

Ou comment il a détruit un an et demie de vie de couple en un coup de queue.

Voilà la raison de mon absence, voilà où j’étais Mademoizelle V, j’étais ici et ailleurs en même temps.

Ce fameux “T.” cité dans pas mal de mes articles, ce fameux T. qui en est arrivé là.

Heureusement pour vous, la rage, la douleur, les envies de meurtre, le désespoir et autres joyeuseries sont passées. C’est pourquoi je ne vous offre non pas un article déprimant, mais un article à prendre au trente-sixième degré, car comme d’habitude le cynisme, l’ironie et l’auto-dérision sont mes armes pour prendre du recul et passer outre. Comme vous savez combien j’aime les listes, je ne vais pas m’en priver cette fois ci. Prenez le un peu comme un guide de survie de la femme trompée !

1) Être cocue, les premières réactions:

- se sentir un peu con, c’est indéniable. Humiliée probablement. Normal, vous qui pensiez que tout se passait plutôt bien en ce moment, vous qui vous sentiez aimée pendant l’amour, vous qui avanciez aveuglément dans ce confort quotidien et foutrement chiant de l’amour, vous vous retrouvez d’un coup face à une réalité beaucoup moins romantique: l’homme en qui vous croyiez s’avère être un hypocrite-immature-lâche-coureur de jupon-malhonnête. Oui, vous vous rendez finalement compte que vous viviez avec un être inhumain, sans cœur.

- se transformer en Hulk (palpitations, rage ascendante, force surhumaine, changement de couleur, etc.), maudire le mec sur des centaines de générations, rêver de lui couper les couilles à la cisaille, avoir envie de faire un feu de camp avec toutes ses affaires, crier au monde entier que c’est le pire connard jamais porté sur terre, bref, cracher tout son dégoût à la gueule du fautif, mais comme nous sommes des filles bien élevées, on va le faire verbalement uniquement. Ceci dit, les mots sont parfois plus durs et douloureux qu’un magnifique coup de pied dans les burnes.

- appeler les ami(e)s, ceux qui ont toujours été de votre côté, ceux qui ont connu la vie de votre couple, ceux qui proposeront immédiatement une aide, une présence, une écoute. Vous tentez alors tant bien que mal d’articuler pour raconter les faits, insulter le monstre, et vous écoutez et prenez tous les conseils comme des paroles divines qui mettent du baume au cœur.

2) Être cocue, les choses à éviter:

- se remettre entièrement en question, se dire que c’est de notre faute à nous, perdre confiance en soi. Non, quoi que vous ayez fait, malgré toutes les toxicités qui ont pu entraver votre vie de couple, vous au moins avez été fidèle et sincère, vous auriez fait ce qu’il fallait pour éviter d’assassiner votre partenaire en commettant l’irréparable. Si vous aviez eu tant envie de rompre, vous ne seriez pas allée voir ailleurs, vous ne seriez pas revenue comme si de rien n’était, et une fois prise sur le fait, vous n’auriez pas tout nié en bloc. En fait, de manière plus simple, vous n’auriez pas trompé votre partenaire. Vous auriez simplement mis fin à la relation en OUVRANT VOTRE GUEULE.

- perdre foi en la gent masculine. Non faut pas déconner, il existe des mecs biens en ce monde, d’ailleurs toi le mâle qui passe par là, n’hésite pas à me mailer, on pourrait discuter autour d’un verre ? :)

- garder contact avec la source du mal. Faites immédiatement le ménage dans votre nouvelle vie de célibattante: supprimez le de vos amis Facebook (cf: mon article là dessus), de votre répertoire, de votre msn. Virez toutes les photos qui existent de lui, même celles où on voit juste un bout de son ongle. Abandonnez votre tendance matérialiste et séparez vous au maximum des beaux cadeaux qu’il vous a offert (bon ne soyez pas nunuche non plus, par exemple je m’accorde le droit de garder mon Iphone, pas abuser quand même).

- se consoler avec l’ami Nutella. Le chocolat, c’est un bon remontant je vous l’accorde. Mais le sport aussi permet d’évacuer les émotions. Alors pas question de s’empiffrer pour oublier, et puis vous n’auriez pas envie d’aggraver la chose en croisant votre ex avec sa nouvelle copine alors que vous êtes en mode gros boudin négligé. Par contre n’hésitez pas à aller vous bourrer la gueule avec vos amis.

3) Être cocue, les remèdes:

- sortez, sortez, et sortez encore. Allez voir vos amis, allez faire pleurer votre compte en banque, allez vous éclatez, payez vous un séjour hors de la ville, allez flirter (tout testé et approuvé). Et puis prenez soin de vous, flattez votre égo, pour une fois soyez égoïste. Les joies du célibat en gros.

4) Être cocue, l’avantage:

- bah franchement, pour avoir vécu plusieurs ruptures, celle ci est certes la plus douloureuse sur le coup, à cause de la trahison pure et dure, en revanche c’est la plus facile à oublier. Et oui, étant donné le coup bas, il est plus facile de tirer un trait sur le mec et sur tout ce que vous avez pu vivre avec lui. Aucun regret, aucun doute, plus aucun sentiment amoureux. Tout a été irradié. J’ai fait le bon choix en lui disant de se barrer, qu’il sorte de ma vie, définitivement. Une fois la haine passée, l’indifférence surgit, et c’est ça qu’est bon. Là, vous êtes guérie.

Bien sûr, après chaque cas est différent, je vous passe les détails de ce qui s’est passé, mais en tout cas j’ai vécu la rupture comme ceci et adopté les remèdes comme cela.

Et je le vis bien :)

Ces lieux où les grands esprits se rencontrent

27 oct

J’aime Bordeaux. Pour son architecture, ses quais, ses vieux quartiers, ses restaurants, son patrimoine. Ce que j’aime aussi, c’est y croiser des personnalités locales.

Samedi soir, j’assiste à une représentation théâtrale à la Base Sous-Marine, un lieu imposant, inquiétant parfois, plein de mystère. La pièce était jouée par Laurent Laffargue, comédien et metteur en scène plein de talent. La salle, comme tout le reste de la base, offrait une résonance particulière permettant au moindre son d’être amplifié à la puissance 10. Elle était pleine de monde. Voir une pièce de théâtre dans un tel endroit, c’était super chouette. Mais se retrouver assise à 1m50 de Bertrand Cantat, c’était encore plus chouette.

Bertrand Cantat, le chanteur mythique de Noir Désir. Pour ceux qui se posent encore la question, non il n’est plus en prison. :) Il était accompagné du batteur. C’était rigolo de l’entendre éclater de rire et tout et tout. Et en plus, il m’a regardée.

Aujourd’hui, journée basique d’une jaune étudiante en Master d’histoire de l’art: deux heures de cours ce matin, puis je décide d’aller faire mes courses avant de rentrer. Qui aperçois-je tout à coup, faisant les 100 pas, juste à côté de moi ?

Bastien, le mentaliste de Secret Story.

Tout de suite, ça claque beaucoup moins hein ? Bah faites le calcul: pièce de théâtre + Base Sous-Marine = Bertrand Cantat. Courses + Auchan +rayon légumes = Bastien.

Logique.

J’aime Bordeaux.

Je ne suis pas folle vous savez ?

24 oct

Lecteur, il est 5h38 du matin. Je reprends peu à peu mes esprits. J’ai été témoin d’un fait que je ne comprendrai jamais je pense. Je doute que quelqu’un puisse me donner une explication qui tienne la route. Je veux bien croire à des choses qui paraissent impossibles, mais là vraiment… je suis sur le cul.

Il s’agit de mon lapin, Pixie. Hier soir, avant de me coucher, comme chaque soir je lui remplis sa gamelle, dépose une carotte et un quartier de pomme dans sa cage. Et je ferme cette cage.

Comme chaque nuit, Pixie est un peu agitée. Mais un peu plus que d’habitude cette fois-ci. Il est vrai que ce samedi là, je suis restée au boulot quasiment toute la journée, et comme je ne la laisse pas gambader dans l’appart sans ma surveillance, elle n’a pas eu l’occasion de se défouler hors de sa cage.

5H et des poussières: elle me réveille. Je l’entends bondir, gratter, mordiller les barreaux. Les bruits habituels. Mais je l’entends aussi taper du pied. Enfin de la patte. Hm.. elle n’est vraiment pas contente, mais désolée poulette, j’essaye de dormir là, je te ferai sortir plus tard. Je me remets à somnoler.

J’entends gratter à nouveau, très fort. J’entends taper de la patte. Je jette un coup d’oeil dans sa cage, je ne l’aperçois pas, elle se cache dans sa petite maisonnette et tente encore de creuser avec ses griffes…

Du moins c’est ce que je croyais. Une minute plus tard, j’entends encore gratter. Mais cette fois, il s’agit du bruit typique du grattement de moquette. Je tilt un peu, mais sans plus. Jusqu’à ce que j’entende Pixie courir à travers le salon.

Là, je bondis. J’allume vite la lumière. Elle était planquée sous le canapé. Puis je la vois courir partout. Elle s’était transvasée de sa cage au salon. De l’intérieur de la cage à l’extérieur de sa cage. Non mais j’insiste pour que vous saisissiez le phénomène quasi paranormal. Je ne sais pas trop à quoi je devais ressembler à ce moment là, mais j’ai littéralement buggé. J’ai bloqué devant la scène. Mon regard passait de la cage vide et fermée au lapin. Car oui, j’ai vérifié le loquet, il était bien accroché. Ce n’est pas comme si elle avait foncé dans les barreaux et fait sauter le système d’ouverture. Non non. Puis très vite j’ai fait le tour de la cage pour chercher le trou qu’elle avait forcément creusé. A travers le plastique, oui. Je ne voyais pas d’autres explications. Mais rien.

Alors des suppositions totalement absurdes me sont venues à l’esprit. Pourtant vu mon état j’étais prête à y croire. Un genre de petite voix dans ma tête qui disait des trucs genre: Pixie s’est peut-être dédoublée, en fait elle est à la fois dans sa petite maisonnette comme tu le pensais, et à la fois dehors comme tu la vois de tes propres yeux. Et puis une question complètement con m’est également venue naturellement: est-ce que c’est vraiment mon lapin ? Étant donné qu’à une époque j’hébergeais malgré moi une souris, je me suis dit qu’il s’agissait peut-être d’une de ces bestioles.

Non parce que je ne peux pas croire qu’un lapin aussi gros que le mien puisse se faxer via le tout petit espace séparant les barreaux de la cage. Je l’ai déjà vue se faufiler dans des interstices assez limités vis à vis de sa taille certes, mais là…

Pet-être que ça vient de moi. Peut-être que je suis somnambule, que c’est moi qui ai ouvert sa cage.

Peut-être que Pixie est un  Houdini caché. Peut-être que c’est James Bond. Peut-être qu’elle se téléporte.

Je suis sur le cul.

Certains mecs pensent avec leur b**e…

22 oct

… le mien avec son bide.

C’est pas évident tous les jours. Je dirais même que c’est un dur labeur, à base de compromis, de sacrifices, de caprices. Pour les courses, il faut prévoir des portions pour 2 personnes et demi, ce qui ma foi est de l’ordre de l’impossible, du coup on achète les trucs familiaux. Donc avoir un mec à l’appétit d’ogre, c’est faire un sacré investissement.

Lorsqu’on décide de manger dehors, c’est l’enfer. Première erreur, se dire qu’on va marcher un peu et faire le tour des quartiers à restau pour faire notre choix. Résultat: on tourne en rond pendant 2h parce que rien sur les cartes ne semble assez consistant pour remplir Bidou d’ogre. Car c’est là le plus frustrant: pour ma part, je privilégie souvent la qualité, ou je suis tout simplement mes envies particulières (moules, canard, asiatique…), tandis que monsieur ne pense qu’en terme de QUANTITÉ. Le meilleur restaurant bordelais peut lui proposer les meilleurs mets du monde, s’il n’y a pas assez dans l’assiette, il s’en contrefout. Donc avoir un mec à l’appétit d’ogre, c’est s’user les pieds le ventre vide.

Lorsque je cuisine, j’ai beau faire une plâtrée d’un kilo de pâtes, avec tout ce qui va avec en sauce et viande, Shrek est capable d’engloutir ensuite un sandwich pour combler sa faim. Donc avoir un mec à l’appétit d’ogre, c’est savoir gérer les bonnes quantités en cuisine.

Au cinéma, devant la télé avant de se coucher, en se baladant dans la rue, dans le train, tous les lieux et tous les moments sont prétextes à grignoter. Alors moi qui suis aussi une grosse gourmande, je résiste rarement et je l’accompagne dans ses petits plaisirs gustatifs. Donc avoir un mec à l’appétit d’ogre, c’est devoir faire trois heures de sport deux fois par semaine. Ce que je ne fais absolument pas bien sûr.

MAIS LE PLUS DUR, c’est que l’ogre en question ne grossit PAS d’une MIETTE. Donc avoir un mec à l’appétit d’ogre, c’est pleurer en comparant sa ligne parfaite à mon propre gras.

Dites moi que vous avez le même à la maison please.

PS: si tu as cru que je faisais un article cochon à la vue du titre, je suis sincèrement navrée de t’avoir déçu. Ceci dit, tu n’avais pas totalement tort vu que je parle de comment mon mec mange comme un porc.

Sur ce

A l’usage des lecteurs pressés

22 oct

Petite chronique rapide à propos d’un bouquin qui en plus d’être pratique, bourré d’humour et super divertissant, va te permettre de briller en société. Autant te dire tout de suite que c’est surtout ce dernier point qui m’intéresse.

En effet, 90 Films Cultes à l’usage des personnes pressées est un recueil des plus grandes œuvres cinématographiques… résumées en 4 cases de BD. C’est le deuxième ouvrage du type après 90 Livres Cultes à l’usage des personnes pressées qui est juste trop drôle. Idéal pour les flemmards qui fuient à la seule vue d’un roman pavé classique que tout le monde connaît, sauf toi.

Tu me diras, il est parfois plus facile de se poser devant un film plutôt que de s’attaquer à la littérature, mais il reste toujours des films cultes que l’on n’a pas encore eu l’occasion de voir (ou que l’on ne compte jamais voir aussi), c’est là que 90 Films Cultes à l’usage des personnes pressées intervient.

Un petit exemple d’un film que j’ai vu des dizaines de fois étant gamine:

Voilà. Donc c’est génial quand tu as le malheur de ne jamais avoir vu un film, et qu’il t’est agréablement résumé de cette manière. Le désavantage, c’est que la fin est révélée, donc si tu comptais le voir, tu n’as plus aucun suspense. L’avantage, c’est que tu peux en parler (vite fait) comme si tu faisais partie de cette élite de gens qui ont regardé tout naturellement tous ces films qui font partie du patrimoine intellectuel et culturel, et ainsi être intégré à un cercle très fermé. Puis étant donné la pauvreté des détails scénaristiques, tu peux même prétexté avoir un peu oublié certaines scènes, ça passera toujours tant que tu connais les noms des personnages et la fin du film.

Allez, je compte sur toi pour aller t’acheter un peu de culture (le premier tome aussi tant qu’à faire) et puis rien ne vaut d’apprendre en s’amusant n’est-ce pas ?

Vis ma vie de boulet

21 oct

Vu que le chéri est parti pour quelques jours, je vais vraiment prendre le temps de m’occuper de moi, bouquiner, jouer, avancer mes séries, réfléchir aux projets d’études, et… faire des listes. A respecter si possible. Parce que j’ai toujours aimé faire des listes, ça donne l’impression d’avoir une vie rangée, d’avoir le pouvoir de la gérer, de faire le point sur soi-même. Pour ce qui est de les appliquer et de les suivre à la lettre, c’est une autre histoire.

Aujourd’hui, j’ai établi une liste particulièrement haut niveau. Va falloir une grande dose de concentration pour que je la mette en pratique. Il s’agit d’une liste de  gestes/habitudes/situations de la vie de tous les jours qui… comment dire ?

1) ne servent à rien.

2) me font perdre du temps, entraînant également une perte d’argent parfois.

3) ne facilitent ni ma vie ni celle des autres parfois.

4) sont débiles.

Ces quatre points veulent tous dire à peu près la même chose, tu peux cocher la mention qui te parle le plus. En gros, c’est une liste “NOT TO DO”, histoire de faire les choses à l’envers.

La fameuse liste:

- Taper le nom d’un site web dans la recherche Google alors que le lien se trouve dans mes favoris.

- Prendre soin de faire une super liste de courses complète, préparer mes sacs  et cabas, partir au centre commercial et laisser cette liste à la maison.

- Vouloir tout prendre dès que c’est gratuit: échantillons anti-rides, casquette LCL, bibelots tout moches, range portable, bonbons dégueu, lots divers, etc etc. J’ai accumulé des tonnes d’objets totalement inutiles rien que parce que j’ai pu les avoir gratuitement. Et j’ai grave du mal à m’en séparer. Un peu comme acheter des vêtements que je ne mettrai jamais juste parce qu’ils sont à -50%.

- Me goinfrer d’un plat consistant, et ne laisser qu’une misérable dernière petite bouchée de rien du tout avant de dire “j’en peux plus là“. Tu t’es forcée jusque là, tu peux bien avaler le petit pois qu’il reste.

- Au réveil, laisser le chéri faire de longs préliminaires, attendre qu’il soit prêt, pour annoncer “attends j’ai envie de faire pipi“. Ça casse l’ambiance.

- Penser à souhaiter un anniversaire tout le mois, toute la semaine, et oublier le jour J.

- Au boulot, je vais forcément proposer au client un produit dont on vient de me dire qu’il est épuisé.

- Avoir un gros blanc lorsque que je veux raconter un truc. J’oublie le moment fort, ou s’il s’agit d’une blague, j’en oublie la chute. Ça donne un truc ridicule, effet zéro, genre “et là, il a sorti un de ces trucs… il a dit… …. en fait je m’en souviens plus.” Epic fail.

- Manger trop vite un plat brûlant par gourmandise et souffrir à la langue pendant trois mois.

- Enfiler un t-shirt, puis un pull, puis un gilet (en hiver c’est fatal car je me transforme en véritable oignon) et me rendre compte que je n’ai pas de soutien-gorge.

En résumé,  si j’arrêtais de faire ce qui se trouve dans cette liste, j’aurais moins l’impression d’être un gros boulet. Je vais y arriver.

Paranormal Activity – home made

20 oct

Ça y est ils sont partis. Je suis seule à l’appart. Pourquoi est-ce qu’il n’y a aucun bruit ici ? Allez, un peu de musique pour couvrir ce lourd silence. Et ce lapin qui me stresse à gratter sa cage sans prévenir là.

Tiens, la chemise suspendue n’aurait pas un peu bougé ? Mais il vient d’où ce courant d’air bordel… ?

MAIS P*TAIN LAPIN TU VAS ARRÊTER DE GRATTER ?! Non, non, calme toi… c’est par la colère que tu vas les attirer alors chut, détends toi, tout va bien. N’y pense même pas malheureuse.

C’est pas bon de s’isoler juste après avoir vu un film effrayant. Enfin personnellement depuis quelques années je n’arrive plus à voir un film d’horreur sans paranoïer à mort. Adolescente, ça me faisait rigoler pourtant. Les Scream, les X-Files et autres chef-d’œuvres productions de l’époque, je les regardais les doigts dans le nez. Je lisais même Chair de Poule, pour te dire…!

Mais là je viens de voir Paranormal Activity 2. Et j’ai 23 ans, et plus tout mon cran. Pourtant ce n’est pas ce qu’il y a de plus effrayant, loin de là. On ne voit quasiment rien de violent d’ailleurs. Juste une ou deux scènes un peu choc. Pour ceux qui n’auraient pas vu le premier, il s’agit d’un film tourné en caméra amateur (comme REC, Cloverfield et tout le bazar, c’est la mode depuis quelques temps) dans une maison (d’ailleurs tu comprends pas trop dans le deuxième volet pourquoi ils kiffent tant se filmer en permanence en train de faire… rien. Le premier du nom justifie déjà un peu mieux la chose. Du coup on retrouve le genre télé-réalité sans cul ni débilités ni kékés en fait).  Or dans cette maison, des choses chelou se produisent, des évènements surnaturels. C’est plutôt bien fait, et le bon point c’est que les acteurs sont assez bons, dans le sens où rien ne sonne fake dans leur vie quotidienne. On a l’effet vidéo familiale, les dialogues sont bien enchaînés, naturels.

Pour le déroulement de l’intrigue je ne peux pas en révéler plus, sache juste que plus ça avançait, plus l’angoisse montait. Et tu es toujours tenté de taper des droites-gauches de ouf sur l’écran pour repérer ce qui pourrait bien bouger ou pour déceler la moindre anomalie sur les longs plans séquences des caméras de surveillance. J’ai dû sursauter 4 ou 5 fois. Ou 6.

Je te laisse, je crois que j’ai entendu un bruit bizarre.

 

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